La liquidation

En écriture

Scénario de long-métrage de fiction

À partir de la faillite d’une entreprise pourtant florissante de la vallée du Jura, le récit nous conduit au cœur des relations incestueuses du monde des affaires, de la politique et de la justice. Et lorsqu’on nage en eaux troubles, le Milieu n’est jamais loin.

La liquidation/synopsis

L’histoire commence dans une petite ville du Jura, Saint-Claude, en 1993, au moment où Balladur est Premier Ministre du Président Fran°ois Mitterrand.

Joseph NOBODI, commissaire aux RG, est hanté par le souvenir de sa vie de policier infiltré qui a eu raison de son seul amour. Il enquête, par ordre du Ministère, sur la personnalité de Di-dier PALADIN, député de droite aux grandes ambitions politiques, tout en jouant son rôle d’officine de renseignement pour le préfet. Il s’intéresse à Eric JEAN, mandataire judiciaire qui se trouve financer de manière souterraine la vie politique de Didier PALADIN. L’auxiliaire judiciaire mène grand train en travaillant avec le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier dont il connaît tous les rouages et les membres, ce qui lui permet d’encourager les liquidations dont il tire profit par la suite.

C’est ainsi que le policier va être le témoin de la lente et minutieuse destruction d’Alain QUITTARD, industriel florissant qui croit signer avec des investisseurs luxembourgeois un accord lui permettant de se développer au niveau international, sans savoir qu’il va être le jouet d’une machination lui faisant perdre son entreprise, puis tous ses biens. Derrière Éric JEAN, qui tire les ficelles, le landernau juras-sien participe de cette ruine programmée, et Jacques FORGEON, redoutable capitaine d’industrie habitué du pouvoir, n’est pas le dernier à en jouir.

Pour autant, Joseph NOBODI, encore sanglé dans son code de fonctionnaire dévoué, n’agit en rien face à cette injustice. Ce n’est qu’au contact – amoureux- de Marie-Laure HAUTEVILLE, avocate qui ravira la députation à Didier PALADIN (Lionel Jospin deviendra Premier Ministre de Jacques Chirac en 1997), qu’il commencera à changer sensiblement de bord, en lui donnant quelques informations. L’élue est effectivement à la tête d’une commission d’enquête parlementaire décidée à démonter le règne des tribunaux de commerce. Sa pugnacité semble laisser croire à Alain QUITTARD qu’il va s’en sortir. Las ! le projet de réforme est enterré, au moment des élections présidentielles de 2002, et la déchéance de l’ancien chef d’entreprise est complète.

Ivre de vengeance et malade, quelques années plus tard, Alain QUITTARD s’associe à Frank BOUCKRI, son ancien employé, pour kidnapper Eric JEAN le jour des Soufflaculs (le carnaval de Saint-Claude). Ils veulent lui faire avouer sa forfaiture. Comme le mandataire est retrouvé mort, l’ancien chef d’entreprise est accusé.

Mais ce qui inquiète le plus les autorités (Jacques Chirac a été réélu Président de la République face à Jean-Marie Le Pen), alors que Didier PALADIN a été nommé Garde des Sceaux, c’est la disparition d’un dossier où le mandataire consignait toutes ses affaires et ses contacts.

Muté en Corse pour sanctionner les indiscrétions qu’il avait laissées filtrer à Marie-Laure HAUTEVILLE, Joseph NOBODI est rappelé par le préfet du Jura pour retrouver ce dossier. Joseph Nobodi n’a aucun mal à retrouver le fameux dossier rouge que détenait Franck Bouckri. Lorsqu’il prend connaissance de son contenu, il découvre l’ampleur de la corruption, de la collusion entre la justice et le monde des affaires, des nombreux abus de biens sociaux et du financement occulte de la carrière politique de Didier Paladin.

Mais l’ancien commissaire n’entend plus servir ses maîtres. Il reprend contact avec Marie-Laure HAUTEVILLE, redevenue avocate, dont il est toujours amoureux. Avec elle, il décide de travailler sur l’affaire Quittard, dont ils sont convaincus de l’innocence, qui pourrait être le domino qui fera tomber le système Éric Jean.

Joseph Nobodi découvre que les meurtriers du mandataire judi-ciaire viennent du Milieu lyonnais (Éric JEAN avait investi dans le casino de Lons-le-Saunier qui était en réalité aux mains du Milieu). Il retrouve des hommes de mains qu’il avait déjà croisés lorsqu’il était un jeune inspecteur de police infiltré. Il avait alors fait tomber un important réseaux.

De chasseur, il devient la proie. Assassiné par les gangsters qu’il avait trahis dans sa première vie, Joseph NOBODI ne pourra pas dire à Marie-Laure HAUTEVILLE qu’il l’aime et que c’est pour cela qu’il s’est rappelé avoir une conscience…

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